La Nouvelle Revue d'Histoire : "L'histoire à l'endroit". Fondée en 2002 par Dominique Venner et dirigée par Philippe Conrad.

Spécialiste du concile de Trente, Alain Tallon établit les liens qui se sont tissés au cours du XVIe siècle entre le gallicanisme - c’est-à-dire l’autonomie de l’Église de France face à Rome - et l’affirmation d’une conscience nationale.

Conscience nationale et sentiment religieux en France au XVIe siècle

Conscience nationale et sentiment religieux en France au XVIe siècle

Source : La Nouvelle Revue d’Histoire n°1, juillet-août 2002. Si vous souhaitez acheter ce numéro, rendez-vous sur la e-boutique en cliquant ici.

Spécialiste du concile de Trente, Alain Tallon établit les liens qui se sont tissés au cours du XVIe siècle entre le gallicanisme – c’est-à-dire l’autonomie de l’Église de France face à Rome – et l’affirmation d’une conscience nationale.

Depuis les travaux pionniers de Colette Beaune, on sait que celle-ci n’a pas attendu pour naître la fin du XVIIIe siècle. Après avoir dégagé le gallicanisme des préjugés, souvent véhiculés par l’historiographie catholique, l’auteur présente la place qu’il occupe dans la représentation de « l’identité nationale » qui s’impose progressivement tout au long du XVIIe siècle et spécialement durant les « guerres de religion ».

Contre un État royal prétendant incarner à lui seul l’idée « nationale », les Français du XVIe siècle restent souvent fidèles à Rome, tout en défendant les droits et les libertés de l’Église de France. C’est ce qu’exprime Pierre de L’Estoile en 1610 : « Quand même Rome serait putain comme les Huguenots veulent, encore serait-elle ma mère… »

Ainsi les Français du temps se distinguent de l’Angleterre protestante et d’une Espagne catholique déjà victime de la « légende noire » qui fournissent toutes deux d’utiles contre-modèles. En montrant que la conscience nationale de l’époque ne s’identifie pas à la seule religion royale, l’auteur ouvre de passionnantes perspectives à propos de l’interprétation de la pacification henricienne et du rôle joué ultérieurement par le parti dévot.

À propos de

Conscience nationale et sentiment religieux en France au XVIe siècle. Par Alain Tallon, PUF, 320 p.

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