La Nouvelle Revue d'Histoire : "L'histoire à l'endroit". Fondée en 2002 par Dominique Venner et dirigée par Philippe Conrad.

L'itinéraire de Max Gallo s’est enrichi d’une expérience politique qui n’a pas été sans influence sur ses réflexions actuelles. Nous avons voulu en savoir plus sur son parcours, ses interprétations de l’histoire et de notre époque.

Entretien avec Max Gallo : "L’histoire nous surprend !"

Entretien avec Max Gallo : “L’histoire nous surprend !”

Source : La Nouvelle Revue d’Histoire n°45, novembre-décembre 2009. Pour retrouver ce numéro, rendez-vous sur la e-boutique en cliquant ici.

Écrivain, historien et romancier, Max Gallo est membre de l’Académie française. Auteur de plus d’une centaine d’ouvrages, il a su mettre l’histoire à la portée d’un très vaste public. Son parcours s’est enrichi d’une longue expérience politique qui n’a pas été sans influence sur ses réflexions actuelles. Nous avons voulu en savoir plus sur son parcours, ses interprétations de l’histoire et de notre époque. Il a répondu à toutes nos questions.

La Nouvelle Revue d’Histoire : Vous avez eu un parcours original puisque vous avez commencé par des études techniques avant d’entreprendre des études universitaires. Quelles sont les origines de votre vocation d’écrivain et d’historien ?

Max Gallo : Mon parcours universitaire n’a pas grand intérêt. J’ai en effet commencé par des études techniques pour des raisons familiales et sociales. Ensuite, j’ai bifurqué vers l’enseignement supérieur. J’ai passé l’agrégation d’histoire ainsi qu’un doctorat. J’ai enseigné à l’université de Nice, à Sciences po, etc. Si je réfléchis à ma vocation, j’ai conscience qu’elle a été déterminée par la guerre. Je suis né en 1932, j’avais donc quatre ou cinq ans à l’époque du Front populaire. Mon père avait des convictions de gauche. Il était proche du parti communiste. Je me souviens de meetings où j’étais juché sur ses épaules. Par la suite, en 1938, j’ai été marqué par le souvenir de la guerre d’Espagne. Des amis de mon père y avaient participé. Ensuite, il y eut Munich. Je vivais à Nice et je me souviens d’un défilé de chasseurs alpins qui venaient d’être mobilisés. Et puis après, ce fut la guerre, l’Occupation… Autrement dit, mon enfance et mon adolescence ont été marquées par une succession d’événements historiques qui ont laissé des images fortes dans ma mémoire.

NRH : Je crois que votre père a participé à la Résistance ?

MG : Oui, mais de façon très modeste. Je n’ai jamais dit que c’était un héros de la Résistance. En revanche, grâce à lui, régnait à la maison une politisation très forte. Mon père était d’origine italienne, né en 1893. Il avait une formation d’électricien. Il a fait la guerre de 14 dans la marine. Tous les camarades de sa génération sont morts. Autant dire que cette épreuve l’a marqué. Il se définissait comme un communiste libertaire. C’est important de souligner cette particularité. Mon père était avant tout attaché aux idées des Lumières, au progrès social, à l’individualisme. C’était un marginal au sein du parti communiste, comme beaucoup d’ouvriers français de cette époque.

Il avait fait la connaissance d’un baron balte, Stakelberg, qui avait connu Lénine et Trotski avant la révolution de 1917. Il avait légué toutes ses terres à ses paysans et s’était retiré à Nice. C’était un grand esprit éclairé qui a poussé mon père à s’intéresser à des questions aussi diverses que l’astronomie, la biologie, la diététique, favorisant chez lui l’acquisition d’une vaste culture d’autodidacte, un désir de savoir, de penser par soi-même, qui était le propre d’une partie du monde ouvrier français avant que ne s’abatte le totalitarisme marxiste.

NRH : Votre père ne vous a pas freiné pour le choix de vos études d’histoire ?

MG : Non, mais son souhait, très logique, était de me faire acquérir un métier, que je devienne un technicien, d’où les études vers lesquels il m’a orienté. Il ne pouvait pas subvenir à de longues études. J’ai donc réussi à passer un CAP de mécanicien ajusteur et un brevet d’enseignement industriel, puis j’ai préparé le bac technique qui venait d’être créé. À partir de là, je suis entré à la Radio française comme technicien. Mais, en raison des souvenirs de mon enfance, j’avais une avidité de connaissance. J’ai pensé que je devais faire des études d’histoire. Je voulais aussi être romancier. Dans la bibliothèque de mon père, il y avait aussi bien des écrits d’anarchistes comme Kropotkine, que les romans d’Alexandre Dumas ou de Jack London. Bref, à l’origine, j’ai bénéficié d’une culture un peu chaotique, qui tournait autour d’une ambition : écrire en me souciant de l’histoire et en racontant des histoires. J’avais aussi un goût pour les destins individuels à la façon de Martin Eden, qui était mon livre de chevet.

NRH : À vous écouter, on sent que votre père fut votre premier maître. Avez-vous eu par la suite à l’université des professeurs qui ont particulièrement compté pour vous ?

MG : Pas vraiment. Je peux néanmoins citer Raoul Girardet qui était à l’époque assistant à la Sorbonne et qui m’a marqué par son brio et la rigueur impeccable de ses exposés. J’ai préparé une licence d’histoire et une licence de géographie. J’ai eu la plupart des professeurs qui comptaient dans ces disciplines. Pierre Renouvin, François Bluche ou Ernest Labrousse. Mais ce sont surtout les géographes, la plupart communistes qui m’ont marqué, parce que leur approche était moins académique que celle des historiens.

NRH : Vous venez d’évoquer des professeurs communistes, vous-même avez été membre du parti à cette époque-là ?

MG : Oui, officiellement jusqu’en 1956, bien que je m’en sois détaché beaucoup plus tôt. Mes raisons n’étaient pas celles d’autres intellectuels de ma génération, issus en général de milieux bourgeois, qui sont allés souvent au parti communiste poussés par un sentiment de culpabilité sociale, sans compter une certaine fascination pour la vision globale de l’histoire léguée par le marxisme. Ce ne fut pas du tout mon parcours. J’ai adhéré au parti communiste parce que j’étais un adolescent humilié. Il me semblait qu’il fallait plus de justice sociale.

Après coup, je me suis rendu compte que j’ignorais tout de l’histoire du communisme. Le jeune communiste de base que j’étais en 1948 ne connaissait rien des procès de Moscou de 1937, ni des gigantesques hécatombes qui avaient frappé la Russie. Pour moi, Staline c’était le grand allié qui avait vaincu le nazisme. Je ne savais rien de plus. Une fois que je me suis plongé dans l’histoire de cette période, ce fut un choc. Dès lors, je me suis progressivement détaché jusqu’à la rupture finale en 1956.

NRH : N’étant pas passé par Normale supérieure, n’étiez-vous pas quelque peu à l’écart des complicités des jeunes intellectuels communistes qui furent si importantes pour la génération d’Alain Besançon, Emmanuel Le Roy Ladurie, Annie Kriegel, François Furet ou Mona Ozouf ?

MG : Il est vrai qu’en arrivant à la Sorbonne, cette forteresse du savoir, je me sentais un peu perdu. Mais, très vite, la solidarité des étudiants communistes m’a permis de me sentir moins seul. Le parti dispensait aux agrégatifs d’histoire des cours dans les locaux de la fédération parisienne, rue La Fayette. J’y ai entendu François Furet et Denis Richet. Le thème était : « Le militantisme c’est bien, mais votre premier devoir est de réussir l’agrég ! ».

Mais, pour être tout à fait franc, je ne me sentais pas à mon aise au sein de cette cellule des étudiants en histoire du parti communiste. Pas pour des raisons politiques, mais pour des raisons sociales. Ce milieu n’était pas le mien. Les différences de classe étaient très fortes. La culture de leur milieu familial et des grands lycées parisiens créait un fossé irréductible. Je me sentais totalement à part.

NRH : Même au sein du parti, les inégalités de classes étaient donc sensibles ?

MG : Oui, tout a fait.

NRH : Une fois reçu à l’agrégation d’histoire, comment s’est orientée votre carrière ?

MG : J’ai été nommé au lycée de Nice mais, dès ce moment, je voulais écrire un premier livre. À cette époque venait de paraître l’ouvrage très célèbre du journaliste américain William Shirer sur le IIIe Reich. J’ai eu envie d’écrire à mon tour un livre de ce type sur l’Italie fasciste, d’autant que je préparais une thèse sur le sujet. J’avais aussi une grande proximité avec l’Italie pour des raisons familiales. Je me suis confié de ce projet à l’un des mes anciens professeurs communistes qui a tenté de me dissuader en me disant que cela n’intéresserait personne. Nullement découragé, je suis allé voir les éditions Plon avec mon projet de livre. J’ai été reçu par Robert Aron, auteur bien connu de l’Histoire de Vichy. Il m’a donné son accord, nous avons signé un contrat, et mon premier livre, L’Italie de Mussolini a paru en 1964. Pour mon éventuelle carrière d’enseignant, c’était déjà un facteur de marginalisation. Je ne suivais pas les conseils de mes aînés et des collègues de ma génération. Quelques années plus tard, j’ai aggravé mon cas en publiant une biographie de Robespierre qui m’attira les foudres d’Albert Soboul, le grand spécialiste communiste de l’histoire révolutionnaire à la Sorbonne.

NRH : Vos travaux sont nombreux et multiples. Vous avez publié des biographies, des récits historiques, des essais, mais également de nombreux romans. Comment définiriez-vous la logique de votre œuvre ?

MG : J’ai toujours eu le désir de comprendre comment « cela fonctionne » : les individus, les événements, la société. Et mieux encore, comment fonctionne un individu dans une société. La grande question que je me suis toujours posée est celle-ci : comment échappe-t-on aux déterminismes sociaux ? Peut-on s’en arracher ? À quel prix, pour le personnage, pour son entourage, à quelles conditions ? Tous mes personnages se sont arrachés, en bien ou en mal, à leur condition d’origine, et ils ont accompli un parcours souvent traumatisant pour eux et pour leur entourage. Est-il possible de s’arracher aux déterminismes des origines, ou bien y a-t-il toujours une sanction lourde en retour ? D’une façon plus générale et plus théorique, je pense que l’on peut évaluer une société à sa façon de sélectionner et de former ses élites.

NRH : Pardonnez-moi de revenir sur votre passé. Vous avez été communiste dans votre jeunesse. Le marxisme interprète l’histoire par les structures profondes, niant toute autonomie aux individus. Cependant, on a le sentiment que dans votre approche vous n’êtes pas du tout marxiste, dans la mesure où vous accordez une place prépondérante aux individus et aux hasards historiques.

MG : Vous avez raison. Mes engagements de jeunesse étaient dus à des raisons familiales et sociales, nullement idéologiques. J’ai toujours été en opposition avec cette idée de la doxa marxiste, que le rôle des individus dans l’histoire était secondaire par rapport aux structures. Ma sensibilité, mes convictions, mon goût pour le roman m’empêchaient d’adhérer à cette interprétation. Si l’on examine le titre de mon premier ouvrage, il s’intitule L’Italie de Mussolini, et non l’Italie fasciste.

Philosophiquement parlant, j’en suis arrivée à conclure qu’il n’y a qu’une seule loi dans l’histoire, celle de la « surprise ». L’histoire nous surprend ! Elle est révélatrice de la condition humaine au sens où il y a une liberté créatrice de l’individu. L’individu surprend toujours parce qu’il crée l’événement et s’arrache aux déterminismes. Il y a une part irréductible de liberté dans l’individu. Cette liberté a comme conséquence historique la loi de la surprise.

Après coup, on découvre bien entendu que cette liberté s’inscrit dans des déterminants. Si l’on prend l’exemple du 11 septembre 2001, on voit que des individus, par leur décision, créent un événement. Et ensuite cet événement structure pour un temps l’histoire du monde.

NRH : Vous venez d’écrire un ouvrage sur la Révolution française dans lequel le fil conducteur est Louis XVI, avec ses faiblesses et ses particularités.

MG : Je ne porte pas de jugement sur le tempérament du roi qui est complexe. En revanche, je montre qu’il était guidé par une certaine vision de sa fonction et de la monarchie. Il était profondément imprégné de l’idée d’une mission transcendantale qui lui faisait devoir d’assurer la pérennité d’un ordre voulu par Dieu, dont l’Église et la noblesse étaient les piliers fondamentaux. Simultanément, comme il était intelligent, il comprenait la nécessité d’apporter des réformes profondes dans les structures du royaume. Son drame était que ses réformes mettaient en péril les deux piliers de la monarchie voulus par Dieu. De cette contradiction, à laquelle on peut ajouter les particularités de son caractère, Louis XVI n’a pu s’arracher.

NRH : Vous avez écrit un essai, Les Idées décident de tout. Quelle place accordez-vous aux idées dans l’histoire ?

MG : Tout a fait importante, mais liée pour moi à la question de la liberté. Quand on lit les grands ouvrages consacrés à la Révolution française, par exemple le livre fondamental d’Hippolyte Taine, Les Origines de la France contemporaine, on voit bien que la Révolution ne s’explique pas sans un immense mouvement séculaire des idées, une remise en cause à tous les niveaux des principes et des structures de cette société. Sans ce mouvement des idées, pas de Révolution française.

Simultanément, il faut tenir compte des événements sur lesquels influent d’ailleurs le mouvement des idées. Au XVIIIe siècle, la monarchie était en déficit budgétaire chronique. En 1788, l’État est en banqueroute pendant plusieurs semaines. De surcroît, la guerre en Amérique coûte extrêmement cher. Pour remplir les caisses, il faut toucher au système fiscal comme le demande un certain nombre de réformateurs, tels Turgot ou Necker, qui seront d’ailleurs introduits par Louis XVI au niveau le plus haut du gouvernement. Le roi n’est donc pas ignorant de la nécessité de réformer les structures du royaume. Toutes les élites en étaient également conscientes, même si elles se divisaient sur les solutions. Cela fait partie du mouvement général des idées.

Par ailleurs, l’évolution des idées, encore, un souci nouveau d’humanité, rend très difficile la coercition et l’usage de la force par le pouvoir. À la veille de 1789, Louis XVI ne peut plus compter sur l’armée face à des troubles internes. Les troupes, même celles de la Maison du Roi, comme les Gardes françaises, menacent à tout instant de se mutiner, ce qu’elles feront, entre autres le 14 juillet 1789. L’histoire, c’est cet ensemble de paramètres où les idées jouent un rôle majeur. Mais, intervient aussi la soudaineté imprévisible des événements.

NRH : Vous pensez que cet ensemble complexe doit nourrir le travail de l’historien ?

MG : L’historien doit analyser toutes ces composantes en tenant compte de ce que j’appelle « la contradiction principale » à un moment donné. C’est là que l’on voit apparaître alors la liberté des acteurs. Cela conduit naturellement l’historien à s’intéresser au rôle des minorités agissantes. L’art de l’historien consiste à n’oublier aucun de ces éléments et à les mettre, si j’ose dire, en musique, de façon à montrer dans l’évolution d’une situation exceptionnelle quels sont les rouages successifs qui entrent en jeu.

Dire par exemple que la Terreur est le fruit d’une idéologie, c’est vrai, mais c’est insuffisant. L’élément décisif, c’est la guerre. Précisément la déclaration de guerre du 20 avril 1792, qui va brusquement redistribuer tous les rôles. Les uns vont devenir des traîtres, les autres s’imagineront comme les futures victimes d’une Saint-Barthélemy des patriotes. Il faut donc tuer les aristocrates qui sont dans les prisons. Ce seront les massacres de Septembre. Les émigrés, de leur côté, pensent qu’il faut punir les patriotes.

Simultanément, la guerre va accélérer la républicanisation du pays et de l’armée. La guerre introduit un contenu nouveau de l’idée de nation : la patrie en danger et, par réciprocité, l’idée également nouvelle des traîtres à la patrie. Une idée que ne pouvait pas comprendre Marie-Antoinette pour qui n’existait que la fidélité dynastique.

NRH : Vous avez publié récemment un roman dont nous avions parlé dans La Nouvelle Revue d’Histoire (1), Les Fanatiques. Vous décriviez entre autre le désarroi d’un universitaire voltairien face à la conversion à l’islam de sa propre fille, une brillante intellectuelle. Une question surgit à l’esprit. Il y a un siècle, en France, l’idée républicaine avait une force conquérante et quasi religieuse. C’était un idéal qui avait réponse à tout. Pourquoi, un siècle plus tard, cette idée ne fait-elle plus rêver et ne donne-t-elle plus un sens à la vie ?

MG : Nos représentations sont en crise. Nous assistons à une déstructuration de la famille et peut-être des valeurs nationales, nous sommes dans la période de la repentance. Nos valeurs sont considérées comme criminogènes, et nous n’avons plus une vision claire de notre identité, ni une vision du monde que nous pourrions propager.

NRH : Selon vous, quelle est la cause de cette culpabilité. De quand date-t-elle ?

MG : Cette démoralisation naît avec la guerre de 14-18. Cette guerre a été ressentie par une partie des élites comme l’échec profond du monde européen. En raison de l’immensité de la boucherie, elle a été perçue comme la preuve du caractère inhumain de la civilisation occidentale. Des intellectuels comme Drieu la Rochelle, qui avait fait la guerre en première ligne, ont eu conscience de cette crise très profonde que l’on retrouve dans leurs écrits. Quand vous êtes en crise de cette façon, vous n’avez plus la prétention d’être un modèle. La colonisation, au-delà de questions d’intérêt, reposait sur l’idée que le modèle occidental devait être propagé et imité. Dès lors que le modèle occidental se confond avec les massacres de 14-18, il perd toute crédibilité. Il y a eu, certes, une réaction barbare, ce fut le nazisme. Bien entendu, avec ce que l’on a vu ensuite, nous avons beaucoup de mal à proposer comme modèle ce qui a été à l’origine des deux guerres mondiales et de ses extrémités affreuses : nazisme et stalinisme (Auschwitz, le Goulag, Hiroshima). Il nous est ensuite difficile de nous présenter en donneur de leçons.

NRH : Que devrions-nous faire selon vous ?

MG : Pour l’historien, la véritable tâche est de restituer à la collectivité qui nous est la plus proche, c’est à dire la communauté nationale, sa mémoire et son identité, sans ne rien masquer. À mes yeux chaque communauté historique a une identité différente et respectable qui doit être maintenue et défendue.

Propos recueillis par Pauline Lecomte

Crédit photo : DR

Notes

  1. La NRH n°26, septembre-octobre 2006, p.64.

Repères biographiques

Max Gallo

Membre de l’Académie française depuis le 31 mai 2007, Max Gallo est né en 1932. Après des études évoquées au début de cet entretien, – agrégation d’histoire et doctorat -, il entreprend très rapidement une brillante carrière d’écrivain, ponctuée par de nombreux romans et plusieurs suites romanesques, La Baie des Anges (4 vol.), Les Hommes naissent tous le même jour (2 vol.), La Machinerie humaine (10 vol.), Bleu, Blanc, Rouge (3 vol.), Les Patriotes (4 vol.), Les Chrétiens (3 vol.), Morts pour la France (3 vol.), L’Empire (3 vol.), La Croix de l’Occident (2 vol). Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages historiques et de biographies, Napoléon (4 vol.), De Gaulle (4 vol.), Victor Hugo (2 vol.), Les Romains (5 vol.), Louis XIV (2 vol.). Député des Alpes-Maritimes en 1981, puis député européen de 1984 à 1994, il fut également secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement en 1983-1984. Il a cessé toute activité politique à partir de 1994 pour se consacrer entièrement à son œuvre d’écrivain.

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