La Nouvelle Revue d'Histoire : "L'histoire à l'endroit". Fondée en 2002 par Dominique Venner et dirigée par Philippe Conrad.

Bartolomé Bennassar est l’un des meilleurs spécialistes de l’Espagne, de sa civilisation et de son histoire. Il évoque pour nous son itinéraire et son œuvre.

Bartolomé Bennassar, un grand historien de l'Espagne

Bartolomé Bennassar, un grand historien de l’Espagne

Source : La Nouvelle Revue d’Histoire n°46, janvier-février 2010. Pour retrouver ce numéro, rendez-vous sur la e-boutique en cliquant ici.

Bartolomé Bennassar est l’un des meilleurs spécialistes de l’Espagne, de sa civilisation et de son histoire. Auteur d’une monumentale Histoire des Espagnols, il a publié aussi de grandes synthèses sur Le Siècle d’Or, une biographie de Cortez, le conquérant du Mexique, et une étude originale sur Les Chrétiens d’Allah, en collaboration avec son épouse, l’historienne Lucile Bennassar. Plus récemment, sa biographie de Franco et son Histoire de la guerre d’Espagne ont offert une relecture dépassionnée de l’histoire contemporaine. Il évoque pour nous son itinéraire et son œuvre.

La Nouvelle Revue d’Histoire : L’Espagne a tenu une place considérable dans votre vie. Vous lui avez consacré l’essentiel de vos travaux d’historien et d’universitaire. De quand date votre rencontre intellectuelle avec le monde hispanique ?

Bartolomé Bennassar : J’ai ressenti de bonne heure une attirance envers l’Espagne en raison des origines de mon père. Il a quitté son île natale de Majorque en 1918, quelques mois après la mort de son propre père, médecin de campagne, qui laissait sa nombreuse famille (8 enfants, 4 garçons, 4 filles) en grande difficulté. Mon père parlait souvent de Majorque comme d’un paradis perdu. Il s’est finalement fixé à Nîmes où il connut ma mère qu’il épousa en 1928.

L’histoire tourmentée du XXe siècle fut telle que je n’ai pu me rendre en Espagne qu’en 1951. J’avais été admis au CAEC, ancêtre du CAPES, en 1950 et j’ai investi mes premières économies de jeune professeur dans un tour d’Espagne en omnibus, le célèbre correo d’une lenteur proverbiale. J’ai ainsi visité plusieurs villes espagnoles : Burgos, Avila, Salamanque, Madrid, Tolède, Séville, Cordoue, Grenade, Malaga, Valence, Barcelone, Ibiza et, bien évidemment, Majorque. J’ai appris toutes sortes de choses sur ces villes et j’ai constaté alors, que j’apprenais l’espagnol avec une grande facilité. Je ne le parlais pas : notre père avait voulu qu’au lycée nous apprenions l’anglais. Il assurait que nous apprendrions le castillan à la maison où, en réalité nous ne parlions que le français.

De sorte que ma rencontre intellectuelle avec le monde hispanique fut assez tardive. Le concours de l’agrégation d’histoire en fut la cause première. J’avais lu La Méditerranée de Fernand Braudel, dont la première édition datait de 1949. Ce livre m’avait enthousiasmé. En 1952, Braudel était le nouveau président du jury du concours. Lors du rite de la « confession » qui avait lieu après les résultats, il m’incita vivement à préparer une thèse. Après le concours, je résiliais mon sursis d’incorporation. Je venais de rencontrer ma future épouse, Lucile, et nous voulions nous marier.

Pendant mon service militaire, suite à un accident de parachute, je fus hospitalisé pendant deux mois. Je mis à profit ce repos forcé pour lire un grand nombre d’ouvrages sur l’Espagne et l’Amérique espagnole. Ma décision était prise. Je consacrerai mes recherches au monde hispanique.

NRH : Dans la culture espagnole, quels sont les traits spécifiques qui vous ont séduit ?

BB : J’apprécie dans la culture espagnole le mélange des genres. Ainsi dans la littérature picaresque ou la Comedia, le tragique et le comique se rencontrent et se mêlent. Ce mélange se retrouve dans la vie courante où se côtoient le profane et le sacré. J’apprécie beaucoup l’esprit de convivialité qui en Espagne transcende souvent les différences sociales. L’art baroque me touche aussi intensément.

NRH : Vous avez eu comme directeur de thèse Fernand Braudel. Le considérez-vous comme l’un de vos maîtres ? Et en quoi vous a-t-il éventuellement influencé ?

BB : Comme je vous l’ai déjà dit, la lecture de La Méditerranée fut pour moi une révélation. Ce qui m’a séduit d’emblée chez Braudel, c’est la qualité de l’écriture et du style. Je découvrais que l’on pouvait écrire l’histoire sans se conformer à une écriture plate, truffée de conjonctions, de « donc » ou de « par conséquent » et de participes présents, contrairement à l’impression que m’avaient laissée les volumes indigestes de la collection « Peuples et Civilisation ». J’ajoute que je trouvais dans ce livre une poésie de l’espace en mouvement qui me parut tout à fait nouvelle. Braudel faisait vivre les montagnes, la mer, les îles, les plaines, et les groupes humains comme des personnes. Et cela sans nier le rôle des individus ou des événements (voir le cas qu’il fait de Lépante).

Il se trouve qu’à Montpellier j’avais pris un goût très vif pour la géographie grâce à un professeur, Paul Marres, qui n’a peut-être pas laissé une grande œuvre mais qui était un homme d’une grande bonté et un excellent géographe de terrain. C’est à lui que je dois une certaine connaissance de la flore méditerranéenne et la lecture des formes du relief. Je lui dois aussi mes bonnes notes en géographie au concours. De sorte qu’ayant décidé de préparer une thèse, je pris rendez-vous avec Fernand Braudel. Cette décision fit sans doute un peu de peine à Jacques Godechot, mon professeur toulousain, que j’appréciais beaucoup pour son honnêteté intellectuelle et le sens qu’il avait de la liberté des autres, mais sa spécialité la Révolution française ne me passionnait guère.
J’ai beaucoup de reconnaissance envers l’épouse de Fernand Braudel. Elle assista en effet à notre première entrevue de travail. Braudel souhaitait m’envoyer chez les Turcs ou les Chinois (ce qui montre son don de longue vue) mais je n’en avais nulle envie. Alors, Paule Braudel est intervenue : « Voyons, Fernand, tu vois bien que ce garçon ne songe qu’à travailler sur le monde hispanique ». Fernand Braudel n’a pas insisté davantage :« Bien. Valladolid au XVIe siècle ».

Par la suite, j’ai rencontré Fernand Braudel une fois par an chez lui, plusieurs heures durant. Il lui arrivait de m’envoyer, sans que je ne demande rien, des documents qu’il avait découverts au British Museum. Quand je lui ai remis la première partie de ma thèse, il me l’a rendue deux jours plus tard : « Recommencez dès la première page. Vous ne voulez tout de même pas que vos lecteurs s’ennuient à mourir ! Ne tenez pas compte des autres, des modèles courants. Écrivez ce que vous avez envie d’écrire. J’attends maintenant la version finale tout entière. »

Naturellement, je lisais tout ce qu’il écrivait. Il a eu sur moi une très grande influence. J’ai lu avec un vif intérêt son Modèle italien et les trois tomes de Civilisation matérielle : Économie et Capitalisme. Comme je vivais en province, je demeurais à l’écart des luttes d’influence qui, à Paris, se déroulaient autour du maître. De lui, je n’avais donc que le meilleur.

NRH : Vous avez écrit plusieurs ouvrages en collaboration avec votre épouse Lucile Bennassar, elle-même historienne, comment se répartissait votre travail commun ?

BB : Ma collaboration avec Lucile a été assez divertissante. Elle a été essentielle dans la préparation et la rédaction d’un des deux ou trois livres auxquels je tiens le plus, Les Chrétiens d’Allah, dédié à la mémoire de Fernand Braudel. C’était en 1985. Lucile, qui était documentaliste et licenciée d’histoire, avait mis à profit un article de la loi française qui permet à une femme ayant trois enfants de prendre une retraite anticipée. Ainsi, elle avait pu m’accompagner au Brésil où j’étais allé faire un séjour de coopération de trois mois. Au retour disposant de loisirs considérables, elle craignait de s’ennuyer.

Or, avant de partir au Brésil, grâce à un sujet de maîtrise donné à une étudiante, j’avais découvert dans les fonds de l’Inquisition espagnole un magnifique corpus parfaitement ignoré. Les archivistes espagnols avaient commis l’erreur de classer les renégats (les chrétiens convertis à l’Islam) sous l’étiquette de morisques (1), dont ils étaient les figures inversées. De sorte que personne ne s’était aperçu de leur existence dans les archives. Je me suis confié à mon épouse : « Lucile, lui ai-je dit, je tiens là un sujet extraordinaire. Ces documents sont d’une incroyable richesse romanesque. Mais tout seul je ne m’en sortirai pas ». J’étais toujours en activité. Ces procès étaient d’une longueur vertigineuse comprenant 400 ou 500 folios et plus d’un millier de résumés. Il nous fallu partir étudier à Madrid et à Lisbonne ainsi qu’aux Canaries où se trouvait un fonds qui avait transité par les Îles Britanniques, Venise, et Naples. À deux, l’aventure était jouable.

Mon épouse, avec un indéniable plaisir, a accepté de tenter l’aventure, malgré l’avis défavorable de nos amis qui nous prédisaient querelles et divergences, voire pire ! L’expérience s’est très bien passée. J’ai dépouillé un peu plus de documents d’archives en raison d’une plus grande habitude, mais Lucile en a étudié une bonne partie, consultant beaucoup plus de chroniques que moi. Nous nous sommes partagés la rédaction. Elle a écrit deux des histoires singulières, j’en ai rédigé quatre. Les chapitres qui concernaient femmes et enfants lui furent confiés. L’idée et la rédaction des trois premières pages de la conclusion qui comptent parmi les plus réussies du livre fût son œuvre. À tour de rôle, nous relisions soigneusement ce que l’autre avait écrit, proposant éventuellement quelques modifications.

Travailler à Madrid, Lisbonne et Venise ou Las Palmas n’était pas à proprement parler désagréable. Nous avons gardé de cette première aventure un très bon souvenir, d’autant que l’accueil fait au livre fut très favorable. Pour les trois autres ouvrages écrits ensemble, nous avons conservé la même formule.

NRH : Après l’évocation de votre itinéraire personnel, venons-en, si vous le voulez bien, à l’histoire de l’Espagne. En quoi la longue période de la Reconquista et la lutte contre l’islam peut-elle être considérée comme fondatrice pour l’Espagne ?

BB : La Reconquista est en effet considérée par nombre d’historiens comme fondatrice de l’hispanité. Ce fut l’une des thèses principales de Claudio Sanchez-Albonoz (España, un enigma historico). La longue guerre contre l’occupation musulmane conduit plusieurs des royaumes ibériques à concevoir et à mener des entreprises communes dont, à la fin du XVe siècle, la guerre de Grenade. La Reconquista a joué un grand rôle dans la distribution et la répartition des terres, limitant l’expansion du régime seigneurial, surtout en Castille où le servage ne s’est pas diffusé. Elle a permis aussi l’assimilation de nombreux combattants européens, notamment français, venus prêter main forte aux Castillans et aux Aragonais.

NRH : Il semble que les Rois Catholiques et certains de leurs prédécesseurs se soient voulus les continuateurs des rois wisigoths. Serait-ce parce qu’à l’époque wisigothique l’Espagne a connu pour la première fois une unité politique cohérente ?

BB : Il est vrai que les Wisigoths, grâce à leurs victoires sur les Suèves et les Vandales notamment, avaient donné une forme d’unité politique à l’Espagne. Les Wisigoths avaient surtout l’avantage d’être le peuple barbare le plus civilisé, le plus influencé par le christianisme, même s’il était arien. Ils ont laissé une forte empreinte sur le droit castillan.

NRH : Selon une image convenue, l’Espagne serait très différente des autres nations d’Europe occidentale. Pourtant ne fut-elle pas européenne par excellence au temps de Charles Quint et des Habsbourg ?

BB : Il est incontestable que l’Espagne fut très européenne aux XVIe et XVIIe siècle. De nombreux artistes flamands, français, rhénans et italiens firent souche dans la péninsule, de même que des dizaines de milliers d’immigrants français venus essentiellement du Languedoc, de Gascogne, d’Auvergne et des Pyrénées. La plupart trouvaient tras los montes des femmes, des terres et du travail, avec des salaires supérieurs à ceux de la France. Les imprimeurs allemands, les banquiers génois ou florentins jouèrent un grand rôle dans cette Espagne. Une bonne part des livres lus à l’époque en Espagne étaient imprimés à Lyon et Anvers. Quant aux souverains, ils ont conclu un grand nombre d’alliances matrimoniales avec de grandes maisons françaises, italiennes et allemandes.

Charles Quint, dont l’entourage était en majorité de sensibilité érasmiste, nourrissait un rêve européen qui aurait eu des chances de réussir sans l’irruption de la Réforme. D’autre part, Charles Quint et Philippe II ont conçu et mis en place une monarchie plurielle où l’autonomie des divers royaumes était la règle jusqu’à la révolte des Gueux des Pays-Bas (2). Ainsi, le royaume de Naples, la Sicile, la Franche-Comté et les Pays-Bas s’administraient eux-mêmes avec seulement un pouvoir de contrôle espagnol (vice-roi ou gouvernante). Le conseil d’État était très européen par sa composition (Gattinara, Granvelle, etc.). Plus tard, au XVIIIe siècle, l’Espagne n’échappa pas au despotisme éclairé qui était un phénomène spécifiquement européen.

C’est au XIXe siècle, après le dramatique épisode napoléonien, que l’Espagne s’est éloignée du reste de l’Europe.

NRH : L’avènement des Bourbons au XVIIIe siècle a-t-elle entraîné, comme on le dit parfois, une rupture dans la tradition politique et intellectuelle de l’Espagne ?

BB : Rupture dans la tradition politique, oui, puisque le modèle centralisateur français, qui concernait notamment l’administration et la fiscalité, fut substitué au modèle des siècles précédents. Il n’y eut plus qu’un royaume d’Espagne et les fueros (3) furent réduits.

En revanche il n’y eut pas de rupture dans la tradition culturelle. La culture espagnole resta très européenne. Le mouvement romantique avait en effet célébré l’Espagne. Les influences anglaise et allemande tinrent également une place importante dans l’évolution du pays.

NRH : Les guerres de libération contre l’occupation napoléonienne ne sont-elles pas à l’origine du sentiment national unitaire qui a prévalu lors du déclenchement de la guerre civile en 1936 ?

BB : Il faut accorder une grande importance aux effets de l’occupation napoléonienne en Espagne. Cette occupation a discrédité l’influence française, jusqu’alors prédominante (4). L’expédition des « Cent mille fils de Saint Louis » qui mit fin à la révolution libérale espagnole eut pour effet de ternir l’image des conservateurs français. En revanche, l’idée nationale espagnole progressa indéniablement. Il est sûr qu’une partie des ralliés du soulèvement de 1936, notamment dans l’armée, n’acceptaient pas le statut d’autonomie de la Catalogne ainsi que l’idée d’un statut à venir du Pays Basque. Le slogan franquiste était : España una, grande, libre. À l’inverse le soutien du Pays Basque à la cause de la République est dû en grande partie à la promesse d’un statut d’autonomie.

NRH : Vous avez consacré une importante biographie au général Franco. En comparaison avec d’autres figures majeures de la première moitié du XXe siècle (Churchill, Roosevelt, Mussolini, Hitler ou Staline), en quoi était-il un homme de son temps, et quels étaient ses traits spécifiques d’homme politique ?

BB : Le cas Franco est assez particulier. À la différence d’Hitler, Mussolini, ou Staline, Franco avait fait la preuve en tant que militaire, au Maroc, d’un courage physique exceptionnel. Compte tenu des risques qu’il prit lors de la guerre du Rif, les soldats maures qu’il commandait le crurent longtemps invulnérable.

La culture générale de Franco était très inférieure à celle de Churchill ou de Roosevelt. Elle se résumait surtout à l’histoire politique et militaire. C’était un homme de son temps qui se sentait très concerné par l’affrontement entre les idéologies totalitaires (fascisme et communisme), bien qu’il ne fût pas lui-même un fasciste mais un conservateur réactionnaire. Sans doute aimait-il l’Espagne qu’il prétendait incarner. Mais il fut avant tout un pragmatique. Ses évolutions stratégiques pendant la guerre en sont la preuve, ainsi que son retournement politique de 1956, lorsqu’il abandonne la politique économique d’autarcie pour ouvrir l’Espagne au libre échange. Franco n’était vraiment pas convaincu de ce choix, mais la nouvelle politique se révéla efficace. Alors, il l’adopta complètement.

Ce qui l’animait par dessus tout, c’était la passion dévorante du pouvoir. Elle lui inspira un étonnant instinct de conservation qui lui fit éviter bien des erreurs majeures. La chance jouant aussi un grand rôle.

NRH : Après ces questions historiques, une interrogation qui se rapporte aux mentalités et à la civilisation. Quelle est l’origine de la figure typiquement espagnole de l’hidalgo et de l’hidalguia ? Pourriez-vous en résumer les traits caractéristiques.

BB : Les hidalgos constituent un cas très particulier en Europe. Ils étaient issus de la Reconquista et représentaient la couche inférieure de la noblesse espagnole, proportionnellement la plus nombreuse d’Europe après la polonaise. Aux XVIIIe siècle, ils formaient environ 10 % de la population contre 15 % en Pologne, 1 à 2 % en France, 1 % en Angleterre, 0,5 % en Suède. Les hidalgos constituaient 90 % de la noblesse espagnole, mais ils n’étaient pas un corps homogène. On pouvait distinguer quatre catégories d’hidalgos. Les deux premières rassemblant la très grande majorité, ceux de solar conocido (maison connue), ainsi que ceux dont le lignage était d’une telle ancienneté que leur noblesse ne pouvait être remise en question. Ensuite venait les notorios (notoires), hidalgos depuis plusieurs générations. Enfin les hidalgos de ejecutoria (lettres de noblesse) dont le titre avait été validé par une reconnaissance de justice. Un dernier cas se rapportait aux hidalgos de privilège, dont la noblesse avait été octroyée par le roi.

Les hidalgos étaient exempts du paiement de l’impôt à l’inverse des roturiers et ne pouvaient être ni emprisonnés pour dettes ni soumis à la torture. Nombre d’hidalgos étaient de petits propriétaires qui exploitaient eux-mêmes leurs terres (hidalgos labradores). Le travail de la terre n’était pas déshonorant. Les hidalgos furent nombreux dans les tercios, la fameuse infanterie espagnole et jouèrent un grand rôle parmi les conquistadors à la suite de Cortez ou de Pizzaro.

Propos recueillis par Pauline Lecomte

Crédit photo : Joson via Wikimedia (cc)

Notes

  1. Morisques : musulmans convertis de force au christianisme après 1492. Ils firent l’objet d’une expulsion générale au XVIIe siècle. Sur les renégats, on se reportera à l’entretien que nous a accordé Bartolomé Bennassar dans le n°37 de La NRH, p. 57.
  2. Au XVIIe siècle, pour se moquer des compagnons de Guillaume d’Orange en révolte contre la couronne d’Espagne, les courtisans de Philippe II les qualifièrent de « gueux ». Le mot fut repris par les soldats et les marins du Taciturne qui se nommèrent les « Gueux de la mer » et firent de ce nom un drapeau.
  3. Les fueros sont les droits et franchises traditionnels des royaumes constitutifs de l’Espagne.
  4. Les afrancesados sont les Espagnols ralliés à Joseph Bonaparte et au « parti français » après 1808.

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