La Nouvelle Revue d'Histoire : "L'histoire à l'endroit". Fondée en 2002 par Dominique Venner et dirigée par Philippe Conrad.

Que peut-on encore dire et savoir de Céline, le plus grand écrivain français de son temps, le plus mystérieux et le plus scandaleux ? Rencontre avec Me François Gibault, exécuteur testamentaire de l’écrivain et auteur d’une biographie en trois volumes qui fait autorité.

François Gibault : le mystère Céline dévoilé

François Gibault : le mystère Céline dévoilé

Source : La Nouvelle Revue d’Histoire n°47, mars-avril 2010. Pour retrouver ce numéro, rendez-vous sur la e-boutique en cliquant ici.

Que peut-on encore dire et savoir de Céline, le plus grand écrivain français de son temps, le plus mystérieux et le plus scandaleux ? Beaucoup, sans aucun doute, tant le mystère s’épaissit avec le temps. La collection de La Pléiade vient de publier Les Lettres de Céline, édition établie par Henri Godard et Jean-Paul Louis. Pour commenter cette publication et, d’une façon plus générale, pour en savoir plus sur le mystère Céline, sa vie et son œuvre, nous avons interrogé Me François Gibault, exécuteur testamentaire de l’écrivain, et auteur d’une biographie en trois volumes qui fait autorité.

La Nouvelle Revue d’Histoire : Peu de temps après la mort de Céline, à la suite d’une série de hasards, vous êtes devenu en 1962 le conseil et l’ami de Mme Céline. Connaissiez-vous l’œuvre de l’écrivain avant de devenir l’avocat de sa veuve ?

François Gibault : Je connaissais l’œuvre assez mal. J’avais lu essentiellement Voyage au bout de la nuit qui avait failli obtenir le Goncourt. C’est après avoir fait la connaissance de la veuve de Céline que j’ai commencé à m’intéresser vraiment à l’écrivain. Je me suis rendu très souvent dans la maison de Meudon, où Céline a vécu les dix dernières années de son existence après son retour du Danemark, et où il a écrit D’un Château l’autre, Nord et Rigodon. À partir de ce moment je me suis passionné pour l’œuvre que j’ai lue et relue dans son intégralité. J’en ai beaucoup parlé avec Mme Céline ainsi qu’avec les anciens amis de l’écrivain, qu’elle m’a fait rencontrer. Elle m’a ouvert ses archives et j’ai compris peu à peu que j’étais sans doute le mieux placé pour entreprendre une vaste biographie de l’écrivain que j’ai publiée au Mercure de France, en trois volumes, de 1977 à 1985.

NRH : Si l’on vous demandait de faire le portrait de Mme Céline, comment la décririez-vous ?

FG : D’abord elle est très belle, très fine, très raffinée. C’est une femme qui a vécu de nombreuses années sous l’emprise de Céline. Elle était à la fois très amoureuse et très admirative. Mais après la mort de Céline, elle a montré qu’elle avait sa propre personnalité. C’est une femme remarquable et très attachante qui a aujourd’hui 97 ans. Elle a défendu admirablement l’œuvre de son époux. Pour tout dire c’est une veuve exemplaire.

NRH : On sait qu’à la fin de la guerre, dans des circonstances dangereuses et dramatiques, elle a traversé toute l’Allemagne en compagnie de Céline et du célèbre chat Bébert caché dans une musette. Elle n’avait pas fait d’études sinon une formation de ballerine. Est-ce au contact de Céline qu’elle s’est cultivée ? A-t-il été son Pygmalion ?

FG : C’est une femme très cultivée, qui aime la musique, la littérature et qui est curieuse de tout. Elle a une connaissance parfaite de l’œuvre de son mari. J’ai pu le constater à l’occasion de nombreux voyages que nous avons effectués ensemble.

NRH : Adhère-t-elle complètement à l’œuvre de Céline ou bien fait-elle certaines réserves, par exemple sur les pamphlets ? La décision de ne pas réimprimer ces derniers est-elle de son fait, ou bien a-t-elle été prise sur votre conseil ?

FG : Je tiens à rappeler que du vivant de Céline et à sa demande les pamphlets n’ont pas été réédités. Il n’a jamais exprimé de regrets à leur sujet, encore que dans certaines lettres écrites du Danemark, il a reconnu s’être fourvoyé. En tout cas, nous devons constater qu’il n’a plus rien écrit de tel par la suite. Après la guerre, il s’est opposé à toute forme de réédition alors que de nombreux éditeurs souhaitaient rééditer les pamphlets. Lucette Destouches s’est toujours conformée à ce vœu de son mari. À titre personnel je suis d’accord avec elle car il s’agit d’écrits de circonstances qui ont été publiés dans un contexte historique très particulier.

Mais je pense qu’une partie de certains pamphlets aurait mérité d’être rééditée, notamment la dernière partie de Bagatelles pour un massacre qui témoignait de façon passionnante de ce que Céline avait vu en URSS. En dehors du côté désopilant de ce texte, c’est une vision remarquable de finesse et d’intelligence du système communiste. Néanmoins, malgré mon souhait, Mme Céline s’est opposée à cette réédition partielle comme elle s’est longtemps opposée à une nouvelle publication de Mea Culpa, court pamphlet publié par Céline en 1936 à son retour d’URSS.

NRH : Le plus souvent, quand on évoque les pamphlets de Céline, ce que l’on retient ce sont les imprécations antisémites. Il s’y montre un pamphlétaire féroce dans la grande veine des polémistes français tels que Léon Bloy, Georges Bernanos ou Léon Daudet. En dehors de l’antisémitisme, Céline avait-il d’autres phobies ou d’autres indignations ?

FG : Les fureurs céliniennes sont dirigées tout azimuts. La société française en décomposition, l’armée, l’école, l’université, le clergé, les francs-maçons, la décadence en général, les communistes, le nationalisme ou encore le péril jaune.

NRH : Céline était breton par sa mère. Il emprunta le prénom de sa grand-mère pour son propre nom de plume. Quel lien entretenait-il avec l’identité bretonne ? S’était-il intéressé par exemple à l’action des nationalistes bretons tel Olier Mordrel (1). En un mot, les prenait-il au sérieux ?

FG : L’identité bretonne avait certainement son importance pour Céline, bien qu’il n’ait jamais été indépendantiste. Il se considérait comme Breton, il en était très fier. Il s’est d’ailleurs marié initialement avec une bretonne. Chaque fois qu’il partait en vacances c’était en Bretagne. Après ses voyages, il revenait toujours à la Bretagne. Il aimait Saint-Malo, la mer, les ports.

NRH : Céline était un écorché vif, on sent qu’il aspirait à la beauté. Il y a chez lui à ce sujet des pages magnifiques. Cependant, on le sent également submergé par la laideur du monde. Quelle relation entretenait-il avec la beauté, la nature, l’immanence ?

FG : Dans l’œuvre, mais également dans les Lettres qui viennent d’être publiées dans la collection de la Pléiade, il y a souvent de vraies envolées poétiques, un goût pour le rythme, la musicalité et la cadence fraîche des poètes français du XVIe siècle. Il avait aussi un goût très vif pour la beauté des femmes, pour les danseuses qui le fascinaient. Mais Céline détestait la campagne.

NRH : Dans ses écrits, Céline pouvait être d’une violence extrême à l’encontre des défauts de ses contemporains, mais il avait lui-même des côtés sombres et sans noblesse. Pourquoi, selon vous, après la guerre, contrairement à Brasillach, Drieu ou Rebatet, n’a-t-il pas assumé les engagements de ses grands pamphlets ?

FG : Il est difficile de savoir ce qui s’est passé en lui. Il a toujours tenté d’expliquer ses positions en rappelant qu’a partir de 1936, principalement, il était hanté par la crainte d’une nouvelle guerre. Il croyait que les Juifs poussaient à la guerre contre l’Allemagne. Comme beaucoup de ses contemporains, il pensait aussi qu’il existait un péril bolchevique qui, à ses yeux, était pire que le nazisme. Pour cette raison, il pensait que l’on devait s’allier aux Allemands qui étaient les principaux adversaires du communisme. Il était loin d’être le seul à penser ainsi. Peu avant la guerre, puis après la défaite française de 1940, un très grand nombre d’hommes de gauche et de pacifistes on fait le même choix. Parmi eux, il y avait beaucoup de déçus du socialisme et du communisme, Laval, Déat, Doriot et bien d’autres.

Beaucoup avaient fait comme Céline le voyage en URSS. Ils en étaient revenus atterrés par ce qu’ils avaient vu, définitivement vaccinés et résolus à combattre ce qui leur semblait un système de mort. Sans compter les déçus de la démocratie parlementaire telle qu’elle fonctionnait en France, dont d’entre eux ont placé leurs espoirs dans le fascisme et dans le national-socialisme. Ce ne fut pas le cas de Céline qui était beaucoup trop profondément anarchiste et pacifiste pour avoir jamais été attiré par une quelconque forme de fascisme. Mais il est vraisemblable que jusqu’à la fin de sa vie Céline a pensé que son choix d’une entente avec l’Allemagne avait été le moins mauvais dans la mesure où il fallait un peu choisir entre la peste et le choléra.

NRH : En comparaison d’autres grands acteurs de la Collaboration, ce qui est troublant chez Céline après la guerre, c’est son habile mauvaise foi dans la façon d’éluder ses engagements passés.

FG : Céline a toujours eu un côté paysan madré. La lecture de sa correspondance est à ce sujet révélatrice. À toutes les époques, selon les interlocuteurs, ce qu’il écrit peut sembler contradictoire. Il use d’ailleurs selon les destinataires d’un style différent. Quand il écrit à Léon Daudet pour solliciter un article en faveur de Mort à Crédit, ou bien quand il s’adresse à Élie Faure qu’il admirait, il use d’un langage châtié. Il n’en est pas de même avec son ami le peintre montmartrois Gen Paul et beaucoup d’autres. Plus tard, quand surgiront les grands ennuis, il écrira le même jour à ses deux avocats, Me Tixier-Vignancour et Me Naud des lettres flattant l’un au détriment de l’autre. Et je crois que de cela, il devait rire. Mais d’un rire sarcastique. Le rire de Voltaire. Le rire de l’homme désabusé qui se moque des hommes et du monde.

NRH : Lorsqu’il écrit sa thèse de médecine sur le docteur Semmelweis, il use d’un style assez classique. On pourrait presque dire un style « Grand Siècle » un peu à la manière de la marquise de Sévigné. Puis soudain, voici Voyage au bout de la nuit, le changement dans la nouveauté absolue du style célinien. Comment expliquez-vous ce basculement ?

FG : Pour Céline, c’est la même chose à trois siècles près. Il se voit dans la continuité de madame de Sévigné. Il considère que le style doit évoluer, mais dans une filiation française. Il pense que l’on a épuisé la façon d’écrire du XIXe siècle, le naturalisme, etc. Il pense qu’au XXe siècle, il faut renouveler de fond en comble l’expression écrite et l’art du roman. Il estime aussi que, depuis la création du cinéma, on ne pouvait plus écrire comme avant : « La marquise était entrée dans le salon ; elle s’est assise, elle portait une robe bleue… » Il a souvent dit qu’il fallait inventer une nouvelle langue pour faire passer l’émotion plus que pour décrire.

On a souvent séparé les pamphlets de Céline de ses romans. Moi, je pense que certains romans sont aussi des pamphlets, d’un type différent bien entendu. Je pars du principe que Voyage au bout de la nuit est un pamphlet. C’est un roman extrêmement violent, contre la guerre, contre la société, contre la colonisation, contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Céline est un grand pamphlétaire et un grand romancier, le créateur d’une autre façon d’écrire. Il disait lui-même du Voyage : « C’est de la littérature pour cent ans ».

NRH : Dans les trois grands pamphlets politiques, Bagatelles pour un massacre, L’École des cadavres et Les Beaux draps, pensez-vous que Céline se laissait porter par une sorte de délire verbal, comme en état d’ébriété, ou maîtrisait-il ce qu’il écrivait ?

FG : Bien entendu, Céline était conscient de ce qu’il écrivait. Il avait adopté une position prophétique pour dénoncer l’approche de la guerre et une sorte de suicide collectif des Européens. Si l’on se reporte à sa correspondance, il dit en substance : je sais qu’un jour on va me reprocher ce que j’écris, mais je le fais parce que c’est ma conviction. Je sais ce qu’est la guerre. J’ai vécu celle de 1914. Et à aucun prix je ne veux que cela recommence : « Je suis prêt à m’allier avec le diable pour éviter la guerre ! »

Il est cependant certain qu’il s’est aussi laissé emporter par son délire verbal. Céline était excessif en tout, autant pour ses amours que pour ses détestations.

NRH : Pendant l’Occupation, il semble que les relations de Céline n’ont pas toujours été bonnes avec les Allemands ?

FG : Les Allemands étaient très partagés au sujet de Céline. Il y avait en poste à Paris beaucoup d’intellectuels allemands francophones, qui avaient de la sympathie pour la France et souvent une parfaite connaissance de la culture française. Je pense entre autres à Karl Epting qui dirigeait l’Institut allemand, ou bien au lieutenant Heller chargé des relations avec l’édition française, qui favorisa la publication d’auteurs aussi peu favorables à la Collaboration que François Mauriac. Mais je pense aussi à Otto Abetz, représentant officiel du Reich à Paris, marié à une Française. Je pense encore au sculpteur Arno Breker qui avait été l’élève des plus grands sculpteurs français, Maillol ou Despiau.

NRH : Tous ces Allemands n’étaient pas nécessairement favorables à Céline. On pense notamment à Ernst Jünger. Ce dernier rapporte dans son Journal de guerre le souvenir exécrable d’une de ses rencontres avec Céline : « Il y a chez lui, écrit-il, ce regard des maniaques, tournés en dedans, qui brillent au fond d’un trou. […] Il exprimait de toute évidence la monstrueuse puissance du nihilisme. » (2) Jünger avait cependant pris soin de maquiller le nom de Céline en « Merline », mais lorsque le Journal sera traduit en France, le nom de Céline a été rétabli sans que Jünger n’y soit pour rien. Je crois que Céline prit très mal la chose et lui fit un procès.

FG : Céline était furieux, et il a couru chez son avocat Me Tixier-Vignancour, ravi de l’occasion. Ce fut un procès très parisien. Mais Jünger, grand seigneur, certifia qu’il ne s’agissait nullement de Céline, suggérant une erreur de typographie dans la version française. Tout cela est anecdotique. Il est plus intéressant de noter que d’une façon générale, les autorités allemandes n’appréciaient guère Céline. Elles n’aimaient ni son côté libertaire, ni ses attaques contre la société traditionnelle, ni son pacifisme, ni ses sarcasmes et elles savaient en plus que Céline ne les aimait pas.

NRH : On sait que la réception des ouvrages de Céline n’a jamais été bonne en Allemagne. Qu’en est-il dans les autres pays ?

FG : Il est traduit depuis longtemps en anglais, et il l’est désormais dans toutes les langues, y compris en hébreu, en catalan ou en basque.

NRH : N’est-il pas extrêmement difficile de traduire Céline dans une autre langue ?

FG : C’est en effet un exercice périlleux. Il y a une musique, une poésie, un rythme et un vocabulaire spécifique pour lesquels il est presque impossible de trouver des équivalents. Il y a deux ans, nous avons organisé un colloque à l’Institut français de Milan, sur la transposition et la traduction des œuvres de Céline. On a fait venir toute une série de traducteurs que je connaissais : russes, tchèques, italiens… Au cours d’une table ronde, on a relevé de nombreuses erreurs dans certaines traductions notamment en chinois. Ce qui n’a rien de surprenant.

NRH : Qu’en est-il aujourd’hui de la réception de Céline en Israël ?

FG : Céline avait des amis juifs. Rappelons au passage que sa thèse de doctorat de médecine portait sur les découvertes et le destin tragique du docteur juif autrichien Semmelweis. Les livres de Céline ont eu de nombreux exégètes et admirateurs juifs. Céline était contre l’influence des Juifs en France et en Europe dans l’avant-guerre, mais il n’était pas hostile au peuple juif en tant que tel. Il admirait même les Juifs pour leur solidarité, leur esprit de famille, la façon dont ils respectent leurs traditions millénaires.

NRH : En marge des traductions, que pensez-vous de l’interprétation orale d’extraits de Voyage au bout de la nuit par Fabrice Luchini ?

FG : Je connais bien Fabrice Luchini qui est un très grand comédien. Son interprétation des textes de Céline est remarquable. Il en vient même à ressembler physiquement à Céline quand il est sur scène. Il sert admirablement l’œuvre de l’écrivain qu’il a fait découvrir à beaucoup de Français.

NRH : Si l’on revient sur la formule de Jünger écrivant que Céline « exprimait la monstrueuse puissance du nihilisme », n’y aurait-il pas là une explication de l’étonnant succès actuel de l’auteur du Voyage ? N’est-il pas en phase avec une certaine forme de déréliction propre à notre époque, avec son goût pour l’impudeur, le débraillé du langage et de la tenue ?

FG : Il y a certainement de multiples raisons au succès actuel de Céline. Voyage est un livre d’une rare actualité. Il n’a pas pris une ride depuis près de 80 ans, tant pour la modernité du style que pour l’actualité des maux de la société qu’il dénonce.

NRH : Que pensez-vous de l’édition des Lettres dans la collection de la Pléiade ?

FG : C’est une édition vraiment remarquable. L’ensemble de la correspondance constitue l’un des chefs-d’œuvre de Céline.

NRH : C’est la marquise de Sévigné du XXe siècle !

FG : Peut-être, pourquoi pas ? Dans sa préface, Henri Godard a raison d’écrire que l’on y trouve le meilleur et le pire. Cette édition rassemble notamment toutes les lettres des « années noires » à l’époque des pamphlets et pendant l’Occupation. C’est un aspect incontournable de l’œuvre de Céline. Mais il y a aussi souvent dans ses lettres une poésie extraordinaire, une vraie compassion pour les petits et les victimes de la vie. Comme cette correspondance est chronologique, elle est historiquement précieuse. On peut la lire d’une main, les romans de l’autre (ils sont tous autobiographiques). Il faudrait encore une main pour les ouvrages qui se rapportent à l’époque et même une autre pour la biographie.

Propos recueillis par Pauline Lecomte

Crédit photo : DR

Notes

  1. Olier Mordrel (1901-1985) fut l’un des principaux théoriciens et dirigeants nationalistes bretons. Ses initiatives à partir de 1940 furent condamnées autant par Vichy que par les autorités allemandes qui l’assignèrent à résidence jusqu’en 1945. Condamné à mort par contumace, il reviendra en France en 1971 et publiera plusieurs livres notamment Breiz Atao (Alain Moreau, 1973) ou encore Le Mythe de l’Hexagone (Éd. Jean Picollec, 1981).
  2. On peut se reporter à ce sujet à l’ouvrage de Dominique Venner, Ernst Jünger. Un autre destin européen, Le Rocher, 2009, p.176-178.

Repères biographiques

François Gibault

Avocat, conseil de la veuve de Céline, Mme Lucette Destouches-Céline, Me François Gibault est également l’exécuteur testamentaire de l’écrivain. À ce titre, il a accès à toutes les archives disponibles. En son temps, il a mis au point l’édition du roman Rigodon, publié à titre posthume. Il est lui-même l’auteur d’une biographie de Céline en trois volumes, publiée au Mercure de France, 1. Le Temps des espérances, 1894-1932 ; 2. Délires et persécutions, 1932-1944 ; 3. Cavalier de l’Apocalypse, 1944-1961. Voir aussi : Céline, Lettres, préface d’Henri Godard, Édition établie par Henri Godard et Jean-Paul Louis, Gallimard, collection de La Pléiade, 2080 p. 66,50 €

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