La Nouvelle Revue d'Histoire : "L'histoire à l'endroit". Fondée en 2002 par Dominique Venner et dirigée par Philippe Conrad.

Fondateur en France des études scandinaves, historien, linguiste et traducteur des grands classiques, Régis Boyer a fait découvrir aux Français la riche civilisation de l’Europe du Nord.

Régis Boyer, le découvreur du Nord

Régis Boyer, le découvreur du Nord

Source : La Nouvelle Revue d’Histoire n°48, mai-juin 2010. Pour retrouver ce numéro, rendez-vous sur la e-boutique en cliquant ici.

Fondateur en France des études scandinaves, historien, linguiste et traducteur des grands classiques, Régis Boyer a fait découvrir aux Français la riche civilisation de l’Europe du Nord. Professeur de langues, littératures et civilisations scandinaves à l’université de Paris IV Sorbonne, il y a créé depuis 1978 un enseignement complet autour des quatre langues, le danois, l’islandais, le norvégien et le suédois. Cet enseignement a acquis une popularité croissante. Régis Boyer est par ailleurs l’auteur de très nombreux livres, parmi lesquels Les Vikings, histoire, mythes, dictionnaire, publié récemment dans la collection Bouquin-Robert Laffont. Il est par également le traducteur en langue française d’un nombre considérable d’ouvrages, Les Sagas islandaises (Pléiade), Les Contes d’Andersen (Pléiade), mais aussi Knut Hamsun, Strindberg ou encore Selma Lagerlöf. Nous avons rencontré Régis Boyer pour en savoir plus sur son itinéraire, sa formation, ses passions, ses travaux, l’histoire du Nord et les Vikings.

La Nouvelle Revue d’Histoire : En consultant les notices biographiques qui vous sont consacrées, on constate d’emblée une très large curiosité qui vous a conduit de l’agrégation de philosophie à l’agrégation de lettres modernes, sans compter un doctorat ès lettres et l’apprentissage des quatre langues du Nord (islandais, danois, norvégien, suédois.) Votre milieu familial vous avait-il prédisposé à de telles études ?

Régis Boyer : Mon arrière-grand-oncle, Paul Boyer, était l’un des fondateurs de l’École des langues orientales. Mon autre arrière-grand-oncle Léonce Dunaime fut le seul auteur français d’une grammaire de l’araméen, la langue parlée par Jésus.

NRH : Pourquoi avez-vous choisi initialement la philosophie ?

RB : Parce qu’elle m’intéressait. À l’époque de mes vingt ans, en 1952, c’était le nec plus ultra que de s’intéresser à Kierkegaard, Jaspers, Husserl, Heidegger. Tout le monde jargonnait. Mais c’était un milieu trop étroit pour moi. J’ai voulu élargir mon champ de connaissances. J’ai donc commencé des études de Lettres modernes à Nancy. J’ai fait la connaissance de Maurice Gravier alors jeune spécialiste de Luther, qui enseignait l’allemand tout en créant un cours d’initiation au scandinave. C’est de cette façon que j’ai découvert le charme des sagas islandaises. Le goût du monde nordique ne m’a plus quitté.

NRH : La découverte de la littérature scandinave a-t-elle été un tournant dans votre vie et dans votre parcours universitaire ?

RB : En effet. J’ai décidé tout d’abord de partir en Islande pour m’initier sur place à la langue. J’y suis resté deux ans, apprenant l’islandais. Ensuite, j’ai séjourné trois ans en Suède, puis deux ans en Norvège. J’avais décidé d’étudier sérieusement les quatre langues scandinaves. Je bénéficiais pour cela d’un soubassement philosophique et d’un soubassement littéraire français. Pour les études comparatistes, c’était un atout. J’avais aussi sans doute des aptitudes particulières pour les langues. J’ai eu aussi la chance de diriger la Maison de France à Uppsala, que Georges Dumézil avait lui-même dirigé en 1932, l’année de ma naissance.

Dès le début de mes séjours en Scandinavie, j’ai éprouvé comme une sorte d’éblouissement en découvrant des écrivains qui, à l’époque, étaient complètement inconnus en France. Plutôt que de consacrer ma vie universitaire à la place d’une virgule au vers 294 de Phèdre, j’ai préféré faire découvrir des auteurs comme Hamsun, Strinberg, Lagerlöf, Laxness, etc. Je leur ai consacré toute ma vie. Mes traductions de ces auteurs peuvent être consultées dans toutes les bibliothèques et dans de nombreuses collections de poches.

NRH : Pour les études scandinaves quelle est, selon vous, la langue la plus importante à connaître ?

RB : Il est nécessaire de connaître les quatre langues : l’islandais, le norvégien, le suédois et le danois. La plus difficile de toutes est l’islandais. C’est sur elle que j’ai le plus travaillé. En vivant sur place, j’ai maîtrisé les quatre langues en sept ans.

NRH : Avez-vous le sentiment d’avoir fait œuvre de pionnier ?

RB : Ce dont je suis assez fier, c’est d’avoir lancé un mouvement qui se perpétue. J’ai formé de nombreux étudiants, des chercheurs et des thésards qui, aujourd’hui, poursuivent mes travaux sur la littérature et le monde scandinave. Toutes les chaires d’études scandinaves dans les universités sont aujourd’hui occupées par mes anciens élèves. Mais, paradoxalement, les disciples en qui je me reconnais peut-être le plus sont danois, norvégiens, suédois. Peut-être sont-ils reconnaissants à un Français bon teint de s’être battu toute sa vie pour faire reconnaître leur littérature.

NRH : Qu’est ce qui vous a fasciné dans le monde nordique ? Peut-on d’ailleurs utiliser cette appellation « monde nordique » ?

RB : On le peut en effet. Qu’est ce qui m’a fasciné ? La vision du monde, de la vie et de l’homme. Les Nordiques sont des pragmatiques, des réalistes. Ils ne se payent pas de mots, ils ne vivent pas dans les abstractions, ils se mesurent avec la réalité, celle de la vie et de la mort. Ce sont des gens qui aiment la vie, qui aiment l’affronter. La vie est dure dans ces pays du Nord. On y est en permanence au contact d’une nature rude et sauvage, une nature qu’aiment les Scandinaves.

NRH : Abordons maintenant une question historique qui a fait l’objet de plusieurs de vos livres. Qu’est ce qu’un Viking ?

RB : Il faut d’abord démystifier les images fausses concernant les Vikings. Ils n’ont jamais été coiffés de casques à corne, ils ne buvaient pas le sang de leurs victimes dans leurs crânes, ce n’étaient pas des brutes blondes aux yeux bleus, détail démenti par la statistique. Les femmes n’étaient pas des créatures lubriques, mais au contraire empruntes d’un comportement réservé et même puritain, bien avant l’influence luthérienne. Il existe un peu partout, non seulement en France, en Italie ou en Grande-Bretagne une image folklorique du Viking sans lien aucun avec la réalité.

Prenez les runes dont on a voulu faire des symboles magiques. Il s’agit tout simplement de l’écriture particulière au monde scandinave ancien. On trouve en Scandinavie des inscriptions runiques sur des armes, des bijoux, des objets usuels, des outils, et très souvent sur des pierres gravées. Les pierres runiques s’agrémentent volontiers de dessins. On voit par exemple courir les runes à l’intérieur du corps d’un serpent. Elles célèbrent aussi les temps forts de la vie de héros mythiques, tel Sigurd. Nous connaissons environ six mille inscriptions, dont le plus grand nombre en Suède ou en Norvège, un peu moins au Danemark et beaucoup plus rarement en Grande-Bretagne ou en Allemagne. Le mot « rune » peut signifier savoir secret, sagesse ésotérique. Il a pu même exister une acception quelque peu magique dans certains textes eddiques. Mais ce ne sont pas en tant que tels des signes magiques, bien qu’ils aient pu être utilisés à des fins ésotériques.

NRH : D’où vient selon vous le halo mythique qui entoure le monde nordique ?

RB : C’est une bonne question. Les Anciens, par exemple Strabon, disaient ex septemtrione lux, la lumière vient du Nord. On songe à la légende de la Toison d’Or qui se projetait au Nord et qui dicta à Platon sa théorie de l’Hyperborée. Mais si l’on veut connaître la réalité historique, il me paraît nécessaire de désolidariser le phénomène Viking de cette aura de légendes et de mythes.

NRH : Mais alors qu’est ce qu’un Viking ?

RB : Historiquement l’aventure viking s’étend approximativement de l’an 800 jusqu’à l’an 1050. Elle a donc duré environ deux siècles et demi. Imaginons un phénomène qui aurait commencé en 1750 sous Louis XV, pour s’achever maintenant. Cela pose une grande question. Comment les Scandinaves, peuple peu nombreux, ont-ils pu dominer l’histoire occidentale pendant aussi longtemps ? Il y a ainsi beaucoup de mystères non résolus.

Ce dont on est sûr, en revanche, c’est de la supériorité de leurs bateaux que l’on appelle à tort drakkar, mais dont l’un des noms véritables est knörr. Ces bateaux étaient des merveilles de conception et de construction. Leur existence, attestée par l’archéologie, est très antérieure à l’apparition du phénomène viking. Mais il en fait partie intégrante. Encore aujourd’hui les meilleurs spécialistes de la navigation et de la construction navale sont éperdus d’admiration devant les extraordinaires qualités de ces navires et devant les aptitudes maritimes des navigateurs scandinaves. Ils n’avaient pas de boussole ni aucun autre instrument de navigation pourtant ils se déplaçaient dans les conditions les plus difficiles avec une maîtrise parfaite. L’explication par le cabotage ne suffit pas. Ils s’aventuraient bien au-delà des côtes, naviguant jusqu’aux Orcades ou en Islande. Leurs bateaux avaient un très faible tirant d’eau. Ils pouvaient se déplacer sur mer comme sur les rivières. Ils pouvaient même être portés sur de petites distances à bras d’homme.

NRH : À partir des connaissances disponibles, peut-on penser que les Vikings possédaient une civilisation raffinée ?

RB : Une culture qui s’est montrée capable de dominer la scène européenne durant deux siècles et demi ne peut pas être le fait de brutes. Il y avait nécessairement en amont de l’aventure viking une organisation sociale et juridique de haut niveau. Les Scandinaves étaient des juristes de premier ordre.

NRH : Quelle était la place de la femme dans leur société ?

RB : Très importante. Pour comprendre cela, il faut penser que les Vikings partaient en expédition chaque année au mois d’avril pour rentrer fin septembre. Dans l’intervalle de ces cinq mois, qui s’occupait du domaine ? Ce sont les femmes. Et cela s’est perpétué sur un millénaire, en-deçà et au-delà de la période viking proprement dite. L’homme seul et la femme seule n’existaient pas dans le Nord. Ils vivaient en bonne harmonie, chacun ayant des rôles définis. Le monde de la femme était celui de la maison, où elle avait toute autorité, tandis que l’homme régnait sur le monde extérieur.

NRH : Le climat a-t-il joué un rôle dans la formation du tempérament viking ?

RB : Le fait est que les conditions de vie en Scandinavie sont d’une extrême rudesse. Nous qui vivons dans des climats tempérés nous ne pouvons pas imaginer ce qu’est le froid sous ces latitudes. Nous ne savons pas ce que c’est que d’avoir froid, sous la neige, pendant six mois de l’année dans l’obscurité presque permanente de la nuit boréale. On n’imagine pas non plus l’épreuve que représente l’absence de nuit de la période estivale. La vie est dure là-bas, ce n’est pas de la littérature.

Il faut comprendre aussi que les distances étaient considérables avant l’automobile et l’avion. Pour aller de Bergen au cap Nord, il fallait un mois par voie d’eau, et dans des conditions que je vous laisse imaginer. Cette vie dure ne fabriquait pas des mollassons.

NRH : Dans vos différents ouvrages, vous insistez sur l’idée que les Vikings furent avant tout des commerçants. Cela va à l’encontre d’une idée courante qui voit en eux plutôt des guerriers. Qu’en est-il exactement ?

RB : Pour comprendre les choses, il faut savoir que les ressources naturelles de la Scandinavie étaient extrêmement pauvres, en raison notamment d’un climat rigoureux, de terres peu propices à l’agriculture, d’immenses étendues marécageuses, de territoires couverts d’épaisses forêts et de lacs. Le pays était dominé par l’eau, la mer, les lacs, les marais. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on entreprendra l’assèchement de vastes étendues. C’est également à partir du XIXe siècle seulement que l’on commencera l’exploitation véritable du minerai et le développement de l’industrie.

Quelles étaient donc les ressources possibles ? La pauvreté du territoire, associée à une énergie évidente de la population, à ses aptitudes précoces et remarquables pour la navigation, ont fait que les Scandinaves, avant même la période Viking, se sont naturellement orientés vers le commerce. D’abord sur les rivages de la Baltique. Ils disposaient pour cela de quelques ressources naturelles qui étaient des produits de luxe : des fourrures en abondance, martre, zibeline, petit gris, etc. Ils disposaient aussi de l’ambre qui est une résine fossile, répandue sur leurs rivages. L’ambre était un produit rare et cher, très recherché depuis l’Antiquité pour fabriquer des bijoux. L’ambre était également convoité pour ses propriétés électromagnétiques qui lui assurait une réputation quelque peu magique. L’archéologie a prouvé que, dans l’Antiquité, son commerce s’étendait jusqu’au monde romain.

NRH : Par quels moyens, les Scandinaves parvenaient-ils à commercer avec des régions aussi éloignées ?

RB : Les Scandinaves se sont faits commerçants par la force des choses. Ils ont été contraints de mettre au point un type d’embarcation leur permettant de naviguer à la fois sur mer et sur les cours d’eau à l’intérieur des terres. Ce sera le fameux knörr. Ils empruntaient plusieurs itinéraires. Il y avait une route de l’ouest, une route du sud, une route du nord. Leurs bateaux ne pouvaient transporter que de faibles charges, exclusivement des produits de luxe, l’ambre, des peaux, des fourrures et des bois rares.

NRH : Si l’on comprend bien, les Scandinaves n’étaient pas des intermédiaires, ce que l’on entend habituellement par commerçants. Ils étaient d’excellents navigateurs armés, contraints de se déplacer au loin pour vendre leurs propres productions. Qu’en est-il de leur supposée férocité ?

RB : Ils n’étaient ni plus ni moins féroces que tous les autres peuples à la même époque.

NRH : Mais qu’en est-il des raids vikings ?

RB : Il n’y a jamais eu de raids vikings. À partir de l’an 800 de notre ère, peut-être un peu avant, et pendant tout un siècle, les Vikings sont allés vendre au loin les produits rares de leurs territoires. Au delà de 850, sont intervenus deux bouleversements historiques qui ont tout changé. Tout d’abord l’affaiblissement de l’empire carolingien, ensuite l’irruption en Méditerranée de la conquête arabe. C’est le phénomène qu’a analysé Henri Pirenne dans son célèbre livre Charlemagne et Mahomet. En substance, pendant des millénaires, la Méditerranée avait été une voie d’échange intense entre l’est et l’ouest, dont l’Occident avait hautement bénéficié. Au cours du IXe siècle, la conquête arabe d’une partie des rives de la Méditerranée a interrompu cet échange. Celui-ci s’est reconstitué vaille que vaille selon un axe nord-sud qui a profité à la partie occidentale de l’ancien Empire romain, donc au monde carolingien ainsi que, plus au nord, à l’Angleterre et au monde scandinave.

C’est dans cette période-là que les Vikings, autrement appelé Varègues, ont développé par voie d’eau un axe d’échanges entre la Baltique et Byzance, via le cours de la Volga.

Pour toutes ces raisons, le Nord a été soudain promu à un statut jusque-là inimaginable. Au cours de leurs nouveaux périples les Vikings ont parfois découvert qu’un bon coup d’épée ou de hache valait mieux que trois jours de palabres pour conclure un marché. En grossissant le trait, on pourrait dire qu’ils sont devenus pillards malgré eux, là où c’était possible et lorsque c’était possible.

NRH : Qu’en est-il de la conquête de la future Normandie par les Vikings ? Une Normandie à laquelle ils ont au moins laissé leur nom, celui des hommes du Nord, les « Nord-man » ?

RB : Comme vous le savez, la Normandie est en face de l’Angleterre. C’est une très riche et belle province que l’on appelait autrefois la Neustrie. Elle a subi plusieurs conquêtes avant l’arrivée des Vikings. Vers 350 de notre ère, pour des raisons que nous ignorons, des conquérants germaniques, les Angles, c’est-à-dire des Danois, et les Saxons originaires d’Allemagne, étaient allés se fixer en Angleterre. Plus tard, un certain nombre d’entre eux ont traversé la Manche et se sont installés en Normandie. On a souvent constaté que les Germains et les Scandinaves s’assimilent rapidement aux populations qu’ils ont rejointes ou conquises.

C’est ce qui s’est passé. L’étude de la toponymie permet de constater qu’il y a en Normandie un certain nombre de toponymes comme Le Home, ou La Londe, ou encore les noms en bec comme Caudebec ou Bolbec, ou encore les noms en tot, comme Yvetot ou Sassetot, qui sont d’origine scandinave ou germanique. Mais il est impossible de savoir s’ils datent des invasions du Ve siècle ou de celle des Vikings au-delà du IXe siècle.

NRH : D’où vient la légende de la conquête de la Normandie par les Vikings c’est à dire les hommes du Nord ?

RB : Il existe plusieurs traces d’incursions des hommes du Nord en Neustrie à partir de 820. Plusieurs annales contemporaines, Annales royales, Annales de Saint-Bertin, Annales de Fontenelle et d’autres, font état d’incursions et de pillages le long de la vallée de la Seine jusqu’à Paris et même en Bourgogne. Ces textes ont été rédigés par des moines qui avaient conservé le souvenir épouvanté de ces incursions dont avaient eu à souffrir leurs monastères. Ce qu’ils disent est sans doute quelque peu exagéré, tout en étant la trace de faits réels.

En 911, un siècle après les premières incursions, une bataille fut livrée entre le roi Charles le Simple et un chef viking que nous appelons aujourd’hui Rollon. L’année suivante, par le traité de Saint-Clair-Sur-Epte, Rollon se serait vu attribué le duché de Normandie, à charge pour lui de combattre ceux qui s’opposaient au pouvoir du roi Charles le Simple. C’est entre autres la version accréditée au siècle suivant par un clerc, Dudon de Saint-Quentin, qui était au service des descendants de Rollon.

Propos recueillis par Pauline Lecomte

Crédit photo : DR

Repères biographiques

Régis Boyer

Professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à la Sorbonne, fondateur et directeur de l’Institut d’Études scandinaves à la même université, Régis Boyer est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages consacrés à ces domaines. Il est aussi le traducteur d’une centaine de livres en islandais, danois, norvégien et suédois. Considéré en France comme le principal spécialiste du monde nordique, on lui doit notamment la traduction des Sagas Islandaises dans la Pléiade et, récemment, Les Vikings. Histoire, mythes, dictionnaire, dans la collection Bouquins chez Robert Laffont.

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